Comme dans toute structure organisée, le poste de secrétaire général est l’un des plus déterminants au sein d’un parti politique. Son titulaire est appelé à être la cheville ouvrière, d’autres diront l’âme, de la formation. Sa première qualité ? Il doit être un fin stratège.
Et comme tel, le Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), lancé le 17 juillet dernier, trouve en Maharafa Traoré l’homme qu’il faut. Le 17 juillet, l’annonce de son nom comme secrétaire général du parti a été accueillie d’applaudissements très nourris de militants convaincus que leur parti venait de « frapper un grand coup ».
Maharafa Traoré sera doublement utile au PDES. D’abord au plan stricto sensu de secrétaire général, ensuite au plan de la mobilisation à la base.
Son rôle de secrétaire général renvoie à sa qualité de grand commis de l’Etat après une brillante carrière scolaire et universitaire. Le natif de Diré (21 juillet 1953) a fait ses études primaires et secondaires entre 1967 et 1971.
Après avoir obtenu son baccalauréat en série Philo-Langues, il entre à l’université des Sciences sociales de Toulouse 1 en France où il obtient un doctorat de 3ème cycle en sciences sociales du travail (option juridique) en 1980. Maharafa Traoré est recruté dans la fonction publique le 22 juillet 1981 en qualité d’Administrateur du travail et de la sécurité sociale.
Il assumera successivement les fonctions de chef du bureau d’études et de législation à la direction du travail et des lois sociales, chef de la division juridique et de la documentation de la même direction, directeur national adjoint de l’Emploi, du travail et de la sécurité sociale, conseiller technique du ministre chargé des questions de travail et de la sécurité sociale. Parallèlement, il donnait des cours de sécurité sociale à l’Ecole nationale d’administration où il a encadré votre serviteur.
Le 22 décembre 1994, Maharafa Traoré est nommé secrétaire général du ministère en charge de la Fonction publique, de la Reforme de l’État et des Relations avec les Institutions. Fonction qu’il assumera 13 ans durant avant d’être nommé ministre de la Justice Garde des Sceaux le 3 octobre 2007. Toute cette somme d’expériences de ce commandeur de l’Ordre national du Mali, qui parle Français, Anglais et Espagnol, sera mise au service du PDES. Un acquis majeur dans un contexte politique malien où la quête de l’électorat se le dispute à la guerre des idées.
Maharafa Traoré ne sera pas seulement un homme des dossiers ; mais aussi un homme de terrain. Dans son Diré natal, il a son mot à dire. Là, beaucoup de jeunes, de femmes et de chefs de familles auront à cœur de lui rendre la monnaie des innombrables services rendus. Sa popularité à Diré a pu être mise en évidence à l’occasion de la première édition du festival de la concorde organisé du 22 au 24 mai derniers et dont il était le parrain.
L’éclat du festival, qui avait pour but de renforcer l’esprit d’entente et de solidarité entre les communautés du cercle ; contribuer à la consolidation de la paix, de la sécurité, de la concorde et de la cohésion sociale ; valoriser le patrimoine historique et culturel du cercle ; et identifier les sites touristiques et les tombeaux de saints en vue de leur réhabilitation, a été rehaussé par la présence (à l’ouverture) de Mme Touré Lobbo Traoré, épouse du chef de l’Etat et marraine du PDES, elle-même native de Diré.
Lors du festival de la concorde, le parrain Maharafa Traoré a promis aux populations de Diré de s’investir pour le développement du cercle. Pour cela, « je n’hésiterai pas à contacter mes autres collègues ministres, le Premier ministre et pourquoi pas le président de la République, afin d’aider les populations de Diré », avait-il laissé entendre sous un tonnerre d’applaudissements. Comme quoi, entre les populations de Diré et Maharafa, un contrat de confiance est déjà tissé. Pour le bonheur des deux parties et du Mali tout entier.
Dans ses nouveaux habits de secrétaire général du PDES, Maharafa peut d’ores et déjà compter sur un appui de taille, celui de sa femme, Niamoye Baby, elle aussi native de Diré. Si le festival de la concorde a connu un franc succès, c’est grâce à elle.
En sa qualité de 1ère vice présidente de la commission d’organisation, Mme Traoré Niamoye Baby a joué un rôle très actif dans la mobilisation et le déroulement du festival. Elle est reconnue être d’une grande capacité de mobilisation.
Peut-on alors déduire que Diré est acquise à la cause du trio Maharafa-Lobbo-Niamoye, trois enfants du terroir ?
Sékou Tamboura
26 Juillet 2010.
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